On croyait Nicolas Sarkozy « en hausse », en tout cas très populaire chez les sympathisants UMP (CSA-Atlantico, 4 juillet) [1]. Patatras ! Un sondage Ifop-JDD nous assure que trois Français sur cinq lui restent hostiles (Ifop-JDD, 7 juillet). Bien sûr, les sondés n’étaient pas les mêmes : dans un premier cas, il s’agissait de sympathisants extraits (« péniblement » ?) de deux enquêtes réalisées auprès d’échantillons nationaux dits représentatifs [2], dans le second d’un échantillon dit représentatif de la population [3]. On aurait d’ailleurs pu savoir dans le premier cas quel était le résultat pour l’ensemble des échantillons mais Atlantico préféra les seuls sympathisants. Quoi de neuf ? Rien. Depuis des années, ces résultats sont les mêmes : forte popularité de Nicolas Sarkozy chez les sympathisants de l’UMP et forte opposition dans la population. Le rappeler est, peut-être, une information, mais certainement du spectacle.
Lire aussi
-
Les sondages, LFI et les autres
26 novembre 2025Pendant longtemps, LFI s’était distingué par son hostilité aux sondages. Non sans se prévaloir de critiques scientifiques. Son leader opérait un changement radical dont il se confiait lors d’une (...)
-
La rentrée des sondages éclairs : le départ de Montebourg
29 août 2014Les vacances sont trompeuses. Après deux mois de relatif silence des sondages - sauf l’IFOP qui ne saurait prendre de repos - il semble que la rentrée soit là. Un de ces sondages rapides permis par (...)
-
Les sondages ne font pas l’unanimité
17 novembre 2013L’AFP, toujours prompte à répandre les métastases sondagières, diffuse un sondage BVA-Le Parisien (16 novembre 2013) assurant que « Martine Aubry ne fait pas l’unanimité ». Comprendre pour devenir (...)
