observatoire des sondages

Misère de la politologie (suite... sans fin)

lundi 20 mars 2017

Le suivi de la campagne électorale par l’association Le Monde, Sciences-Po et Ipsos, a donné lieu à la publication d’une nouvelle vague de résultats d’intentions de vote où l’importance des indécis est mise en exergue (Le Monde, 18 mars 2017).

Il est toujours intéressant de savoir que les sondages servent aujourd’hui à mettre en valeur ceux qui "ne savent pas” ou qui n’ont pas une opinion bien établie. Le plus piquant dans cette "affaire" ne semble cependant venir à l’esprit de personne et surtout pas du politologue Pascal Perrineau qui pointe "le manque de fond" de cette élection présidentielle :

- "Le drame de cette campagne incertaine est que les Français pensent que la diversité des idées politiques est une réalité qui irrigue l’ensemble des médias mais que ces idées ou bien n’emportent pas la conviction ou bien ne parviennent pas à entrer dans une vraie confrontation et un débat de fond".

L’expert "ès profondeur" ne se demande jamais s’il n’y pas une relation entre cette supposée caractéristique et la course de chevaux organisée de mois en mois à coup de mesures successives et de prédictions à tout-va des scores de candidats, officiels ou non, appuyées d’infographies, en couleur, pour les rendre plus suggestives et attrayantes.

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La double page de commentaires politologiques est cette fois agrémentée d’un reportage sur le terrain auprès de sympathisants socialistes du Gers. Une manière de se faire pardonner ?

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