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Qui sont les "black blocs" ?

samedi 5 mai 2018

Les défilés du premier mai ont été perturbés (principalement à Paris dans le quartier d’Austerlitz) par des manifestants déterminés à en découdre avec la police, saccageant mobilier urbain et devantures de commerce. Les déprédations sont demeurées néanmoins "limitées". Si l’intervention des forces de l’ordre s’est soldée par l’arrestation d’une centaine d’individus, la plupart n’ont rien du militant survolté, encore moins du professionnel de l’émeute, et ont été relâchés et mis hors de cause [1].

Alors qui sont les "casseurs" ? Question récurrente à la une de la presse à chaque manifestation violente. Des "militants d’extrême droite" et "des fils à papa" ? Comme l’a affirmé successivement et sans rire Jean-Luc Mélenchon [2] ? Avant de se raviser. Des militants d’extrême gauche, des étudiants remontés contre la sélection à l’Université, des jeunes de banlieues désœuvrés, etc. ?

A part quelques détails sur leur tenue vestimentaire (cagoule ou casque, vêtement noir ou de couleur sombre) ou généralités de spécialistes d’histoire des idées politiques ou du militantisme, on ne dispose pas pour le moment d’éléments d’information utiles pour établir des profils sociologiques concrets.

Mais que font donc les sondeurs ? Si prompts à réagir d’habitude à l’actualité. Ne pourrait-il pas, une fois n’est pas coutume, se rendre utile et suppléer, temporairement du moins, à cette carence de la recherche en sciences sociales ? Pour des professionnels qui comme BVA se pensent comme "experts du comportement, en sciences humaines et en data science" [3] cette tache ne devrait pas être insurmontable.


[1Cf. notamment Le Monde, Violences en marge du défilé du 1er-Mai : « Mais où sont les “black blocs” ? », 4 mai 2018.

[2Sur son compte twitter au soir du 1er mai puis sur RMC le lendemain.

[3Cf. page d’accueil actuelle de son site internet.

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