observatoire des sondages

La guerre des sondeurs

samedi 8 août 2009

Le torchon brûle entre les sondeurs à la suite du rapport de la Cour des Comptes mettant en cause les pratiques de l’institut de sondage Opinion Way [1]. L’attaque de ce dernier contre ses confrères [2] suscite les réponses de dirigeants d’instituts plus anciens et plus « sages » (Yannik Carriou pour TNS-Sofrès, et Jean Marc Lech pour Ispos [3]. Dans Le Monde seulement et au cœur de l’été. On notera la réactivité et la bienveillance toutes singulières du quotidien par opposition à son propre passé [4]. Il n’est plus ni bienveillant, ni réactif aux scientifiques, chercheurs et universitaires. On représente les points de vue qu’on peut...

Un premier constat avant que la « petite guerre » continue : ce n’est qu’une affaire d’argent. Il n’est en effet question de rien d’autre dans les deux réponses des dirigeants d’entreprise de sondages. On le savait mais quelques personnes incurablement aveugles en doutaient.


[3Le Monde du 5/08/2009.

[4Le journal publie le 8 août 2009, une troisième réaction d’un professionnel du sondage et du marketing relative à cette affaire en l’espace d’une semaine, ouvrant cette fois ces colonnes au président de l’une des organisations les plus représentatives des entreprises de ce secteur économique le Syntec EMO.

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