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Un faux Huron au Conseil d’Etat

dimanche 24 mai 2009, par Richard Brousse

Questions sur la Commission des sondages (II)

Mercredi 20 mai 2009 (16h environ)

Je me rends ce mercredi pour la deuxième fois en l’espace de quelques semaines, à la commission des sondages située place du Palais Royal à Paris, au sein même du bâtiment du Conseil d’Etat. Motif de ma visite du jour, le même que la première fois, à savoir la consultation d’une notice détaillée d’un sondage paru récemment dans la presse à la différence près cette fois que la notice concerne un sondage pré-électoral, portant sur les intentions de vote des futures élections européennes du 7 juin 2009, sondage que la loi de 1977 soumet au contrôle de la dite commission [1].

Après avoir passé le portique de sécurité, le scanner destiné à examiner le contenu des sacs et autres porte-documents des visiteurs est manifestement inactif, je fais part, comme lors de ma première venue, du motif de ma visite à l’appariteur présent ce jour là à l’entrée du Conseil. « La commission des sondages ? » me dit-il « …heu…Ah ! C’est un peu compliqué », sur ce il décroche le téléphone qui se trouve devant lui et prévient de ma présence, son interlocuteur de la commission des sondages, située j’imagine dans les étages du bâtiment, précisant à celui-ci mon identité (je lui avais au préalable remis mon passeport). Je m’empresse d’indiquer, comme la fois précédente, mais par pur excès de zèle cette fois et non pour prévenir tout malentendu, que je n’ai pas rendez-vous avec la commission et que mon nom est inconnu, du moins pour l’instant, des membres de cette dernière. Qu’à cela ne tienne on va venir « me chercher ».

Lors de ma première visite en effet, un peu confus, gêné en tout cas de faire déplacer quelqu’un pour si « peu », j’avais téléphoné immédiatement avec mon téléphone portable, après avoir indiqué le motif de ma visite à l’appariteur, au secrétariat de la commission afin de savoir si elle disposait de certaines notices détaillées de sondages d’opinion non pré-électoraux, comme le prétendaient des articles de presse qui en faisaient le commentaire que je venais de lire (cf. images ci-dessous).

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CSA/Le Parisien
leparisien.fr 19/02/2009
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IFOP/JDD
lemonde.fr 15/03/2009
GIF - 284.2 ko
Viavoce/Libération
nouvelobs.com 30/03/2009

La réponse négative qui m’avait été donnée avait coupé court à l’éventualité d’une entrevue. Il était inutile de rencontrer, et donc de « déranger » le secrétaire de la commission qui ne disposait pas des documents que je souhaitais alors consulter. S’agissant des sondages ne relevant pas de la loi de 1977, rien d’étonnant à cela… si ce n’est peut-être la réponse du secrétaire de la commission me déclarant qu’il s’agissait là certainement « d’un copier-coller », abusif certes, effectué par les journalistes, que l’on trouvait parfois dans des commentaires de sondages, mais qu’il n’y avait pas dans cette petite erreur matière à controverse, qu’en outre la commission n’avait pas pour rôle de contrôler les articles de presse sur les sondages, et que, pour conclure, si la commission devait intervenir à chaque fois que la presse faisait ce type d’erreur elle n’en finirait pas d’intervenir.

Notes

[1] Baromètre Opinionway-Ficudical des élections européennes pour TF1, LCI, Le Figaro, RTL, vague 2, 12 mai 2009. Le texte de la loi n° 77-808 du 19 juillet 1977 est disponible sur le site de la commission des sondages.

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