observatoire des sondages

Le biais structurel des post-tests : la candidature de Nicolas Sarkozy

vendredi 17 février 2012

La déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy sur TF1 a été suivie selon l’Audimat par 10,7 millions de téléspectateurs. L’inévitable post-test effectué sur sa déclaration a inévitablement enregistré un niveau élevé d’approbation étant donné que ce sont plus volontiers ses partisans que ses adversaires qui suivent ce genre de prestation médiatique (cf. TNS-Sofres-Mediaprism-I>télé, 17 février 2012). Comme pour les conférences de presse un post-test avantage structurellement le dirigeant politique concerné. Cet avantage a été néanmoins réduit par la publicité tapageuse faite à cette annonce, amenant même plus d’adversaires devant le petit écran. 52 % des téléspectateurs l’ont jugé finalement convainquant, c’est tout de même relativement peu. C’est assez cependant pour permettre à des médias favorables comme l’Express de titrer : « Plus de la moitié des téléspectateurs a jugé Sarkozy convainquant sur TF1 » (lexpress.fr, 17 février 2012), reprenant à sa manière le titre de l’agence Reuters : 52% des téléspectateurs de TF1 ont jugé Sarkozy convaincant (reuters.fr, 17 février 2012).

On appréciera le changement opéré dans les titres puisque ni Reuters ni les médias ne semblent plus reprendre l’ancien libellé parfaitement erroné : « plus de la moitié des Français ». Enfin ils tirent les leçons de la non représentativité des échantillons des post-tests : Alléluia.

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