La publication de sondages limités à une seule question, comme celui de BVA-Le Parisien du 28 novembre 2011, selon lequel « 61% des Français » sont favorables au vote des étrangers, est une pratique de plus en plus répandue. L’appellation sondage est alors mal appropriée. La question sur le droit de vote des étrangers est en effet extraite du baromètre BVA-Orange-L’Express-France Inter, publié lui le 29 novembre, dont une question - et un résultat - est confié au journal Le Parisien. Le sondage omnibus, qui regroupe des questions destinées à divers commanditaires, permet une mutualisation des coûts et même, éventuellement, d’offrir un résultat à une presse désargentée. Une bonne publicité. Quant à la qualité, elle est à l’image de l’hétérogénéité de questionnaires qui "sautent" d’un sujet à l’autre et entachent sérieusement sérieusement la cohérence et la sincérité des réponses. Ici, il fallait par exemple passer du droit de vote des étrangers au "potentiel de vote" de François Bayrou.
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