Le sondage Cevipof-Ifop sur l’Islam a connu un nouveau rebondissement. Un article de l’Express donne toute la mesure de cette histoire tant il est caricatural Lire la suite
Sondage sur le cancer : quand le paradoxe ne gêne pas
mercredi 11 février 2015
En prévision de la journée mondiale contre le cancer l’Arc a financé et publié un sondage Ipsos sur la perception de la maladie qui met en valeur la forte crainte des "Français". 72% d’entre eux jugent importante la probabilité de développer un jour un cancer. Commentaire d’Axelle Davezac, directrice générale de l’Arc : "la bonne nouvelle, c’est qu’ils [les Français] ont une vision extrêmement pessimiste" (Metronews, 4 février 2015). Pour une fondation financée par les dons, c’est effectivement une "bonne nouvelle" que les Français soient "pessimistes", c’est-à-dire qu’ils aient peur de la maladie. On est cependant un surpris d’en trouver la source dans une supposée mauvaise information. Car selon la directrice de l’Arc, les Français seraient pessimistes parce qu’ils ignoreraient le taux élevé de guérison : 55%. Ils ne connaitraient donc pas les statistiques ! Ou ne leur feraient pas confiance...Etonnant étonnement de celle qui commande un sondage. Il est vrai que pour chaque Français, les statistiques ne pèsent guère face à l’expérience de la maladie. Qu’est-ce qu’un pourcentage en face du parent ou de l’ami(e) qui vient de mourir ?
