observatoire des sondages

Sondage sur le cancer : quand le paradoxe ne gêne pas

mercredi 11 février 2015

En prévision de la journée mondiale contre le cancer l’Arc a financé et publié un sondage Ipsos sur la perception de la maladie qui met en valeur la forte crainte des « Français ». 72% d’entre eux jugent importante la probabilité de développer un jour un cancer. Commentaire d’Axelle Davezac, directrice générale de l’Arc : « la bonne nouvelle, c’est qu’ils [les Français] ont une vision extrêmement pessimiste » (Metronews, 4 février 2015). Pour une fondation financée par les dons, c’est effectivement une « bonne nouvelle » que les Français soient « pessimistes », c’est-à-dire qu’ils aient peur de la maladie. On est cependant un surpris d’en trouver la source dans une supposée mauvaise information. Car selon la directrice de l’Arc, les Français seraient pessimistes parce qu’ils ignoreraient le taux élevé de guérison : 55%. Ils ne connaitraient donc pas les statistiques ! Ou ne leur feraient pas confiance...Etonnant étonnement de celle qui commande un sondage. Il est vrai que pour chaque Français, les statistiques ne pèsent guère face à l’expérience de la maladie. Qu’est-ce qu’un pourcentage en face du parent ou de l’ami(e) qui vient de mourir ?

Lire aussi

  • Municipales à Paris : à sondage confidentiel, sondage confidentiel à demi

    10 juillet 2019

    Les prochaines élections municipales n’auront lieu qu’en mars de l’année prochaine, mais cela fait bien longtemps que la presse et les sondeurs spéculent sur les résultats définitifs. A Paris (...)

  • Qu’est-ce que le « Prix du livre politique » ?

    30 mars 2019

    Créé en 1991 par l’association « Lire la société » [1] et fort du soutien de l’Assemblée Nationale le « Prix du livre politique » 2019 a été adjugé comme il y a deux ans à un sondeur : Jérôme Fourquet [2]. En (...)

  • Marianne refait le « coup » de Le Pen

    10 février 2019

    Le mouvement des « gilets jaunes » a largement perdu en intensité. Rien de vraiment surprenant près de trois mois après les premières manifestations. Comme à son habitude la presse, dans sa majorité, a (...)