En l’occurrence ils sont mauvais pour lui. Sondage Ipsos Washington Post et ABC, 60 % ont une opinion négative, 64% désapprouvent sa politique douanière, 64% l’estiment déconnecté ; 65 % qu’il n’agit pas contre l’inflation. Un sondage CNN va dans le même sens avec un taux d’approbation de 36%. Un record (cf. Huffpost, 24 février 2026). Comment Trump réagit-il ? La veille de son discours sur l’état de l’Union, il en donne un avant-goût : « Je suis sidéré par le manque de soutien mais nous bénéficions d’un soutien discret, un soutien silencieux ». La fameuse majorité silencieuse en somme. Et de parier sur des vrais sondages qui disent que je les écraserait tous ». Des sondages aux élections, il n’y a qu’un pas. Un pas inquiétant. A cette occasion Trump a précisé son interprétation des élections. Comment concilier en effet ses dénonciations des triches électorales démocrates et le fait qu’il soit vainqueur ? Il faut croire que la contradiction lui a été signalée pour apporter cette interprétation des élections de 2024. « Ils ont triché aussi, elle était tout simplement trop importante pour être truquée ». Et de s’accorder 85 millions de voix au lieu de 77. Avec cette arithmétique, on peut tout simplement se passer d’élections.
Trump critique des sondages
mercredi 25 février 2026
Les sondages sont mauvais pour Donald Trump apprend-on au fil des jours et avec l’horizon des mid terms. Peut-être le plus mauvais signe est-il qu’ils sont convergents. Ils paraissent accablant pour ceux qui se fient aux sondages et presqu’autant pour les sceptiques. Pas pour Donald Trump. A cet égard, il se révèle un critique particulièrement radical comme nul autre n’oserait le lui disputer. On sait la propension des candidats et autres politiques à récuser les chiffres lorsqu’ils sont mauvais et à les souligner lorsqu’il sont « bons ».
