observatoire des sondages

Election présidentielle en Colombie : Haro sur les entreprises de sondages

lundi 31 mai 2010

Alors que tous les sondages d’intention de vote annonçaient un scrutin serré, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 30 mai 2010 créditent Juan Manuel Santos, ancien ministre de la défense du président sortant Alvaro Uribe, d’une large avance (46,6%) sur son adversaire, ancien maire de Bogota, Antanas Mockus (21,5%). Cette défaillance unanimement soulignée par la presse colombienne, s’expliquerait par la non représentativité des échantillons de sondés, les sondeurs ayant mené leurs enquêtes principalement dans les grandes villes délaissant d’autant les zones rurales [1]. Seul « point positif » relevé ironiquement par une radio colombienne, qui ne manque pas au passage de dénoncer la publication incessante de sondages, les estimations issues des enquêtes effectuées deux mois avant la tenue du scrutin étaient plus proches, en termes comparatifs du moins, des résultats définitifs.


[1Cf. Saldo en rojo para las encuestas, El Colombiano, 31 mai 2010.

Lire aussi

  • De « l’honneur » des pundits

    17 avril 2018

    On le croyait disparu, du moins en France, le crime de lèse-majesté a refait son apparition suite à l’intervention télévisée du Président de la République. Une nouveauté toutefois, il ne vise pas le corps (...)

  • La riposte des sondeurs

    19 avril 2017

    A l’approche du premier tour de l’élection présidentielle avec de telles incertitudes dans les sondages que les sondeurs ne sont plus sûrs de rien et suite à la diffusion dans Envoyé Spécial de « (...)

  • Ridicule incertitude

    18 avril 2017

    Pour un scientifique l’incertitude serait plutôt associée à la modestie. Après des mois de pourcentages d’intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2017, l’omniprésence des sondeurs bavards sur (...)