observatoire des sondages

Le parrain

mercredi 8 février 2012

On n’avait pas épuisé l’inventaire des effets politiques des sondages. Ils servent aujourd’hui à faire pression sur les élus habilités à parrainer les candidatures. Depuis l’adoption d’une loi organique en date du 18 juin 1976, il faut disposer on le sait de 500 signatures, au lieu des 100 exigées jusqu’alors [1], pour être candidat à l’élection présidentielle. Le camp du président sortant est si mal en point qu’il vient de trouver une nouvelle ficelle pour tenter un « sauvetage » en montrant le danger que ferait peser une candidature du Front national sur sa réélection, et implicitement sur la droite. D’où la publication de push polls pour dissuader d’éventuels parrains [2]. La publicité des parrainages constitue une condition supplémentaire. On comprend mieux l’intervention d’un candidat non candidat, Nicolas Sarkozy, qui a manifesté son opposition à l’anonymat des parrainages, contraire selon lui à l’esprit des institutions (AFP, 7 février 2012).


[1Chiffre fixé en 1962 lors de l’instauration du suffrage universel pour l’élection présidentielle.

Lire aussi

  • « Tenue correcte exigée » : l’Ifop s’essaye au « prêt-à-porter »

    3 octobre 2020

    La tenue vestimentaire des jeunes, au collège et au lycée, n’est à l’évidence pas un sujet aussi dramatique que les viols ou les meurtres qui échappent rarement au sensationnalisme médiatique. Il n’en (...)

  • Les pousse-au-crime et la peine de mort

    2 octobre 2020

    On connait le goût des sondeurs pour la provocation, les sondages pousse-au-crime, sur des sujets délicats et sensibles, publiés le plus souvent opportunément lors d’événements ou faits divers (...)

  • Votre opinion ? Qui cela intéresse-t-il ?

    3 août 2020

    Les vieilles ficelles ne meurent jamais. Il y a de la fatigue dans l’air des médias où l’on aimerait passer à autre chose. Le covid 19, cela dure. Et quand on ne sait pas trop quoi dire, on fait un (...)