Un sondage « sur le racisme », commandé par la LICRA et passé par l’IFOP, a été très commenté dans la presse de la semaine dernière. Le Monde (du 9 avril) a Lire la suite
Le parrain
mercredi 8 février 2012
On n’avait pas épuisé l’inventaire des effets politiques des sondages. Ils servent aujourd’hui à faire pression sur les élus habilités à parrainer les candidatures. Depuis l’adoption d’une loi organique en date du 18 juin 1976, il faut disposer on le sait de 500 signatures, au lieu des 100 exigées jusqu’alors [1], pour être candidat à l’élection présidentielle. Le camp du président sortant est si mal en point qu’il vient de trouver une nouvelle ficelle pour tenter un "sauvetage" en montrant le danger que ferait peser une candidature du Front national sur sa réélection, et implicitement sur la droite. D’où la publication de push polls pour dissuader d’éventuels parrains [2]. La publicité des parrainages constitue une condition supplémentaire. On comprend mieux l’intervention d’un candidat non candidat, Nicolas Sarkozy, qui a manifesté son opposition à l’anonymat des parrainages, contraire selon lui à l’esprit des institutions (AFP, 7 février 2012).
[1] Chiffre fixé en 1962 lors de l’instauration du suffrage universel pour l’élection présidentielle.
[2] Sur les push polls (définition et illustration) voir par exemple : OpinionWay ouvre la chasse aux pauvres ; Push polls : l’exemple des retraites ; Coproduction de sondage truqué Le Monde – TNS Sofrès.
