observatoire des sondages

Hollande candidat ?

vendredi 23 décembre 2016

Il y avait bien des raisons pour que le renoncement de François Hollande à la candidature présidentielle provoque une hausse de popularité. Il réunissait en effet ceux qui le soutenaient envers et contre tout - peu nombreux - et ceux qui approuvaient son renoncement. Bref une addition d’opinions parfaitement inverses.

Mais on sait la crédulité des politiques à l’égard des sondages dès qu’ils s’améliorent. Du coup, la rumeur a prêté à François Hollande un regret. Fondé explicitement sur le départ laborieux de la candidature de Manuel Valls [1], donc sur les sondages, et sur la remontée de François Hollande [2]. La politique française sombre tellement dans le ridicule que rien n’est exclu.


[1Cf. Ipsos-Steria/Sopra-Le Monde et le Cevipof, 14 décembre 2016, crédité selon les hypothèses retenues de 11 à 12% des voix au 1er tour de la présidentielle de 2017 devancé par Jean-Luc Mélenchon (entre 13 et 14%). Il serait également devancé par son ex-ministre des finances Emmanuel Macron (de 13% à 18%).

[2Voir par exemple Ifop-Fiducial-Paris Match, 13 décembre 2015, 35% de « bonne opinion » en hausse de 14 points par rapport au mois dernier.

Lire aussi

  • Marianne refait le « coup » de Le Pen

    10 février 2019

    Le mouvement des « gilets jaunes » a largement perdu en intensité. Rien de vraiment surprenant près de trois mois après les premières manifestations. Comme à son habitude la presse, dans sa majorité, a (...)

  • Odoxa, sondeur, pompier-pyromane : la violence comme gage de popularité

    6 janvier 2018

    On sait que la notoriété est une donnée essentielle pour tous les professionnels de la politique. On sait également depuis Erostrate, brûlant du désir de devenir illustre, et qui pour se faire incendia (...)

  • François Hollande en sondeur et critique

    9 mars 2017

    Amateur de confidences, François Hollande vient de livrer cette évaluation peu banale pour un Président de la République sur le score du FN : Les sondages sous-estimeraient les intentions de vote en (...)