observatoire des sondages

Le chantage par les sondages

jeudi 22 septembre 2011

Dans Babette s’en va-t-en guerre, l’une des premières comédies cinématographiques françaises réalisée en 1959 par Christian Jacques sur la Seconde Guerre Mondiale, le commandant Obersturmführer dit "Papa Schulz", chef de la Gestapo, joué par Francis Blanche menaçait inlassablement ces interlocuteurs d’un :

« NOUS AFONS LES MOYENS DE FOUS FAIRE PARLER ! [1]

Comme dans cette formule suggérant le passé tortionnaire de la Gestapo, les sondages deviennent un moyen de "faire parler" contre son gré, si on en croit ces lignes du quotidien 20minutes à propos d’une enquête de CSA pour BFMTV-RMC-20Minutes sur les primaires socialistes publiée le 22 septembre 2011 (pour une analyse critique de ce sondage voir 35e sondage sur la primaire socialiste : la supercherie continue) :

" Comme s’il s’agissait d’un « élément de langage ». Tous les proches de Martine Aubry que nous avons contactés, hier, ont commencé par répondre qu’ils ne « faisaient aucun commentaire sur les sondages ». Il faut dire que la dernière livraison de CSA n’est pas très flatteuse pour la maire de Lille".

Dans quelles écoles sont formés certains journalistes ?


[1Réplique devenue depuis lors célèbre par l’association de la menace et de l’humour qu’elle opère, "empruntée" dit-on à un autre film, Les trois lanciers du Bengale de Henry Hathaway sorti lui en 1935. Le scénario de Babette s’en va en guerre a été écrit par Raoul J. Lévy et Gérard Oury, les dialogues par Michel Audiard. On retrouve notamment dans les rôles principaux : Brigitte Bardot (Babette), Jacques Charrier (le lieutenant Gérard de Crécy-Lozère), Francis Blanche (le commandant Obersturmführer dit "Papa Schulz", chef de la Gestapo), Hannes Messemer (le général Franz von Arenberg), Ronald Howard (le colonel Fitzpatrick), Yves Vincent (le capitaine Darcy), Jean Carmet (Antoine).

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