observatoire des sondages

La volatilité jusqu’au bout

samedi 5 mai 2012

"Les enquêtes montrent qu’aujourd’hui à peu près à 15 à 20 % des électeurs vous disent : « je vous dis ça mais je peux changer. Je peux changer là...samedi, dimanche ». Ce qu’on appelle le vote de l’isoloir" (Pascal Perrineau, "Et maintenant, votez !", C dans l’air, France 5, 4 mai 2012).

Pascal Perrineau, professeur de science politique à Sciences-po Paris, directeur du Cevipof, va atteindre l’âge de la retraite sans avoir encore compris le principe fondateur des sciences sociales à savoir : que les agents sociaux ne disent pas ce qu’ils font et ne font pas ce qu’ils disent, du moins pas assez pour qu’on les croit sur parole.

Lire aussi

  • Orange ne sait plus compter

    15 avril 2017

    Ou comment l’entreprise de télécommunications pratique le « dégagisme » en virant Jean-Luc Mélenchon de la bande des quatre.
    On croirait une photo de l’ère stalinienne. Cela en toute objectivité bien (...)

  • Le culte des sondages fait-il perdre la raison ?

    14 avril 2017

    Ne disposant d’aucune information supplémentaire nous nous contenterons de diagnostiquer à propos du sujet ci-dessous une faiblesse intellectuelle momentanée, liée sans doute à une campagne (...)

  • De la démocratie à l’opiniomanie

    17 novembre 2016

    Le baromètre Ipsos-Cevipof semble altérer singulièrement le comportement et les capacités cognitives de certains membres de la rédaction du quotidien Le Monde. Fin septembre les lecteurs du journal (...)