observatoire des sondages

Même Jean-Luc Mélenchon

jeudi 5 janvier 2017

On avait connu Jean-Luc Mélenchon circonspect sur les sondages. Mais il faut croire que les candidats ne peuvent se permettre les lucidités intellectuelles quand ils sont en campagne. Et si les sondages ne valent rien quand ils ne sont pas bons, pourquoi s’en priver s’ils sont favorables ? Et de s’emparer alors des méthodes qu’on est prompt à moquer chez les autres.

Ainsi l’ironie de la déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l’utilité d’un candidat du PS est plus calculatrice que provocatrice puisque le candidat utilise à son profit l’argument du vote utile :

- « Jusqu’à présent, l’ultime justification du candidat socialiste, c’était d’être en tête dans les sondages. Il se présentait alors comme le ’vote utile », constate M. Mélenchon dans le quotidien du soir. Mais, argumente-t-il, « actuellement, le PS est en troisième position derrière M. Macron et moi-même ». « Dans ces conditions, sans projet et sans avantage électoral, à quoi bon un candidat du PS ? » (Cf. Le Monde, 6 janvier, 2016).

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