observatoire des sondages

On croyait « l’institut » TNS Sofres [1] enfin saisi par la raison pour avoir renoncé aux sondages politiques d’intentions de vote déconnectés de toute période électorale et multipliés par la facilité des sondages en ligne.

C’était naïvement se tromper. Le temps de mettre en place une filiale ou un département spécialisé dans ces interrogations par internet TNS Sofres-Onepoint (en collaboration avec la société de conseil OnePoint). Voici donc les différentes hypothèses testées de configuration de la compétition présidentielle de 2017, avec ou sans Juppé, avec ou sans Sarkozy, avec ou sans Bayrou, mais avec Le Pen et Hollande, et Mélenchon, etc. Bref sans savoir qui se présentera (TNS Sofres Onepoint, Le Figaro, LCI, RTL, 15 décembre 2015). Il est toujours des gens pour se prêter à ce petit jeu stupide. Quelle récompense leur promet « l’institut » ? Nous avons suffisamment dit ici le mal que ces petits jeux apparemment anodins font à la démocratie. On avait cru comprendre que les derniers scrutins avaient étalé le mal aux yeux de tous. Il n’est pas dans nos moyens de faire cesser mais simplement d’avertir.

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    NB : article publié une première fois in A. Garrigou (dir.), Critique des sondages, Le Monde Diplomatique et l’Observatoire des sondages, Paris, 2013 - actes du colloque « Critique des sondages » du 5 (...)