observatoire des sondages

Sondage fiction : Manuel Valls à l’Elysée

vendredi 25 octobre 2013

Cela ressemble à un jeu : poser des questions qui ne se posent pas concernant un futur imprévisible. Terrain de jeu : la politique française. Harris Interactive n’est pas le joueur le moins zélé : « 33% des Français souhaitent que Manuel Valls soit le candidat socialiste à la place de François Hollande en 2017 » (Harris interactive, Le Figaro et la chaine parlementaire, 24 octobre 2013). Pourquoi se priver de ces jeux à répétition puisque, la facilité et le faible coût des sondages en ligne aidant, on peut dorénavant obtenir des réponses d’internautes tout le temps, sur n’importe quoi. Ces internautes prennent-ils le jeu au sérieux ? Leur situation économique est-elle si grave qu’ils sont attirés par les quelques euros promis ? Ou bien s’ennuient-ils devant leur écran ? Les médias eux semblent prendre au sérieux pour étouffer de leurs commentaires le débat démocratique. Il est toujours intéressant de lire les archives de presse quelques années plus tard. La dernière fois, quelques années avant l’élection présidentielle, Dominique Strauss Kahn arrivait largement en tête dans les sondages... Nous avions alors expliqué par quelle logique celle de l’électeur médian (l’avantage structurel du candidat qui obtient les faveurs de l’adversaire) [1], le résultat des sondages était prédéterminé. Bis repetita.

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