Les sondages sont mauvais pour Donald Trump apprend-on au fil des jours et avec l’horizon des mid terms. Peut-être le plus mauvais signe est-il qu’ils sont Lire la suite
De bonne guerre (suite)
lundi 20 juin 2016
Après Jean-Claude Mailly de FO, c’est au tour de Philippe Martinez, leader de la CGT, de “faire le coup” de l’ "opinion publique" (celle des sondages) à un journaliste, pourtant si prompte à s’y référer dans son quotidien de commentateur, qui “l’interrogeait” sur la légitimité des manifestations contre la "loi Travail" (loi El-Khomri) organisées par son syndicat (RTL, 16 juin 2016).
– Olivier Mazerolles (RTL) : "du côté gouvernemental : il est manifeste que l’on a le sentiment que vous êtes en train de perdre la partie, que vos manifestations s’effilochent qu’il y a moins de monde, que la grève à la SNCF va s’arrêter, bref que la seule chose qui compte c’est le vote de la loi en essayant d’éviter le 49.3 et en ignorant la CGT".
– Philippe Martinez (CGT) : "oui je pense que le gouvernement est aux abois c’est ce que nous avons dit. Il essaie de trouver des solutions, il a des problèmes dans sa propre majorité, donc la raison va l’emporter : il faut écouter l’opinion publique, écouter les organisations syndicales..."
– Olivier Mazerolles (RTL) : "mais vous êtes très minoritaires quand même !"
– Philippe Martinez (CGT) : "mais pourquoi vous dites ça ?"
– Olivier Mazerolles (RTL) : "mais parce que les manifestations n’ont pas l’ampleur de celles qu’on a pu connaitre".
– Philippe Martinez (CGT) : "ça fait trois mois et demi que plus de 70% de l’opinion publique est contre ce texte ou défavorable à ce texte. Vous trouvez que 70% c’est être minoritaire ?".
