observatoire des sondages

« On l’avait pas vu venir »

mercredi 9 novembre 2016

C’est désormais officiel Donald Trump, le candidat du Parti Républicain, sera le prochain Président des Etats-Unis après sa victoire sur son adversaire du parti Démocrate Hillary Clinton. Il a obtenu en effet 279 délégués contre 218 pour son opposante (cf. « Trump Triumphs, Shocking Upset as Outsider Harnesses Voters’ Discontent », New York Times, 9 novembre 2016)

La défaite de la candidate démocrate sonne également la défaite des sondeurs tant Hillary Clinton était donnée gagnante depuis longtemps, à quelques rares exceptions, dans tous les sondages comme l’illustre le quotidien français 20Minutes quelques heures avant le début de scrutin ou le site spécialisé 538 qui collabore depuis de nombreuses années avec le New-York Times (cf. ci dessous)

Une défaillance de plus à ajouter à la liste déjà longue des fiascos sondagiers (cf. par exemple Post-Brexit : le silence et l’oubli ; Palmarès 2015 des fiascos sondagiers) , si ce ne n’est son ampleur, au regard notamment de l’envergure politique et économique du pays, autrement dit une Bérézina.

On imagine l’immense surprise et la déception d’Hillary Clinton et de ses partisans qui n’ont sans doute que peu goûté cet hommage involontaire de l’ensemble des sondeurs américains à Leon Festinger, à ses collaborateurs et à leur célèbre ouvrage devenu un classique de la psycho-sociologie : « When Prophecy Fails », en Français l’échec d’une prophétie, qui prend ici les allures de l’échec d’une profession.

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