Ce « sondage » « donne gagnant le candidat UDR dans (presque ) tous les cas de figure ». Rien que de dorénavant banal dans les manœuvres de campagne. Sauf le mystère qui l’entoure. Comme le précise Nice Matin, « Tout le monde ou presque, l’a eu entre les mains mais personne ne sait qui l’a commandé, ni même réalisé ». Rappelons que la notice technique d’un sondage doit être communiquée à la commission des sondages dès lors que le sondage a été publié et même seulement évoqué dans la presse (Loi 77-808 du 19 juillet 1977, modifiée par la loi n°2016-508 du 25 avril 2016). Quand cette notice n’est pas communiquée, il revient à la commission d’en trouver l’auteur et le commanditaire. Laisser passer de telles pratiques reviendrait à ruiner tout l’édifice législatif de contrôle. Une lettre de rappel est censée suffire. Mais à qui l’adresser quand tout est secret sinon le résultat du sondage ?
« D’où vient ce document de 35 pages qui ne mentionne aucun institut, ni le nom et la qualité du commanditaire et dont tout le monde parle » questionne Nice Matin. A la commission des sondages de faire le travail. Seul indice pour elle, ce serait Le Figaro qui aurait révélé ce sondage et qu’il faudrait donc interroger. Imaginons encore, comme le soutient une autre rumeur à Nice, qu’il n’y ait pas de sondage, sinon une invention dont les auteurs ont su – par quelle voie ? – transformer la rumeur en fake new, le mystère n’en est pas moins intéressant.
