Puisque les records semblent à la mode dans l’univers des sondages, à en croire les titres de presse, il en est un que la presse n’a pas relevé, il aurait Lire la suite
Obstination
jeudi 27 mars 2014
Après 5 jours d’abstinence les sondeurs repartent à l’assaut avec les mêmes sondages biaisés (CSA pour BFM TV-Orange-Le Figaro-Ricoh, 26 mars 2014). Peu importe que les biais soient en grande partie la cause de leur échec général du premier tour. Parmi d’autres, la défaillance toulousaine de CSA, 3 jours avant le premier tour, est déjà de l’histoire ancienne (cf. Le match des municipales - Toulouse : CSA pour BFM TV-Orange-Le Figaro-Ricoh, 20 mars 2014). Oubliés les 33% d’abstention annoncés, en réalité 47,78%, soit plus 14 points d’écart. Oublié également l’écart 1,5 point séparant le candidat de droite Jean-Luc Moudenc (37%) et le maire sortant Pierre Cohen (36%), en réalité quasiment 6 points (Jean Luc Moudenc : 38,19%, Pierre Cohen : 32,26%). La recette de base initiale, elle, n’a pas été oubliée : un échantillon très insuffisant (601), amputé de 16% de sondés qui refusent de révéler leur intention de vote. Quant aux redressements que le sondeur fait subir aux réponses des sondés, motus et bouche cousus comme d’habitude. L’annonce d’un "coude-à-coude" entre le maire sortant (50,5% des voix) et son adversaire de droite (49.5%) n’a donc aucun sens (et le chiffre de l’abstention 41% aucune valeur), si ce n’est celui d’entretenir artificiellement le suspense (cf. Le Figaro, 26 mars 2014). Une façon de se prémunir contre un nouvel échec ?
