observatoire des sondages

DSK ou le plaisir d’être aimé

lundi 15 novembre 2010

Lors d’une rencontre, l’écrivaine Colette confia à Edouard Herriot : "j’aime aimer". L’homme politique lui repartit : "Moi, je préfère être aimé". Il aurait aimé notre époque de sondages où l’on peut croire être aimé en pourcentages. Ainsi Dominique Strauss Kahn comprenait-il une question sur ses bons scores de popularité ou de confiance sur un plateau de Canal Plus (25 novembre 2009) : « Ça fait plaisir de voir que vos concitoyens vous aiment bien. C’est peut-être parce que je suis loin que les Français m’aiment bien ». Même question sur France Inter quelques mois plus tard face à des scores toujours flatteurs (15 novembre 2010) et presque la même réponse : « Ne pas vous dire que je suis touché par ces sondages, ce serait mentir, mon ego n’est pas inférieur à celui de certains autres, et donc, lorsque les Français m’apprécient, j’en suis ravi ».

Dominique Strauss Kahn se rapproche.

Lire aussi

  • Bilan de la campagne présidentielle de 2012

    17 novembre 2012

    L’impression a été confirmée par le rapport de la commission des sondages d’octobre 2012 : l’élection présidentielle a donné lieu à plus de sondages (409) que les précédentes. 1995200220072012 157 193 293 (...)

  • La supercherie de l’Ifop

    13 mars 2012

    L’Observatoire des sondages attendait le push poll qui, pour sauver la mise de Nicolas Sarkozy, le ferait passer en tête des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. Les (...)

  • Sondage-plébiscite sur le référendum

    13 février 2012

    Il fut un temps dans l’histoire politique française où les démocrates se méfiaient des référendums au point de les appeler plébiscites. Manière de dire que la réponse était certaine. Voilà ce que (...)