observatoire des sondages

Propagande présidentielle : l’aveu de Nicolas Sarkozy

jeudi 27 janvier 2011

Evolution du budget sondages de l’Elysée [1]
2008 [2]
2009
2010
3, 28 Millions €
1,875 million €
1,3 million €
Evolution du budget du SIG [3]
2007
2008
2009
2010
6,2 millions €
10,7 millions €
27 millions €
27,95 millions €

- Cour des comptes (référé du 22 mai 2010) : « Le SIG a beaucoup plus servi à faire connaître à l’exécutif l’état de l’opinion des Français sur la politique menée par leurs dirigeants qu’à communiquer auprès des Français sur l’action du gouvernement ».

- Nicolas Sarkozy (mardi 25 janvier 2011) : « Ne vous fiez pas aux sondages » (Le Figaro, 27 janvier 2011).

On est rassuré.


[1Sources : Cour des comptes, Assemblée Nationale. Rappel : La Cour des comptes publie le 16 juillet 2009 un rapport critique concernant la gestion des sondages commandés par l’Elysée cf. l’OpinionGate.

[2Date du premier contrôle du budget de l’Elysée par La Cour des comptes.

[3Service d’information du gouvernement. ce budget ne couvre pas toutes les dépenses de communication gouvernementale puisque 120 millions d’euros supplémentaires par an, pour 2011 et 2012, ont été attribués à l’agence de publicité et de marketing AEGIS, (actionnaire principal : Vincent Bolloré) pour assurer cette tâche. Libération, 16 juillet 2010.

Lire aussi

  • Bilan de la campagne présidentielle de 2012

    17 novembre 2012

    L’impression a été confirmée par le rapport de la commission des sondages d’octobre 2012 : l’élection présidentielle a donné lieu à plus de sondages (409) que les précédentes. 1995200220072012 157 193 293 (...)

  • Nicolas Sarkozy s’en prend aux sondages

    29 avril 2012

    On connaissait cette figure du débat politique sans cesse recommencée selon laquelle les sondages trompent quand ils ne sont pas bons. C’est la critique du mauvais joueur. Nicolas Sarkozy en avait (...)

  • Deuxième tour de l’élection présidentielle : les sondeurs se sont déjà trompés

    6 mars 2012

    A l’unisson, les sondeurs se sont publiquement étonnés des intentions de vote de deuxième tour de l’élection présidentielle qui donnaient tous un écart important entre les deux candidats. Et, après un (...)