Un candidat avait-il anticipé la querelle en commandant en catimini un sondage où il apparaissait en tête des opposants au maire sortant ? En tout cas la Lire la suite
Turquie : fiasco sondagier sans surprise
lundi 15 mai 2023
Annoncé vainqueur dès le premier tour ou presque, Kemal Kiliçdaroglu, rival de Recep Tayyip Erdogan, totalise pour l’heure 45,05% contre 49,25% pour le président sortant [1] Un deuxième tour de scrutin se profile donc. Autant dire que la tradition du fiasco sondagier, ici comme ailleurs, a été respectée. La presse respectera-t-elle l’autre tradition en ce domaine, celle de ne tirer aucune leçon de cette énième bévue ? C’est fort probable, car on le sait elle n’aime pas recevoir de leçon.
Une élection sans sondage serait une élection à l’aveugle affirmait, sans rire, le chroniqueur de télévision J-M. Aphatie six mois avant la présidentielle française (cf. Une « intoxication » nécessaire : le « lapsus » de J. M. Aphatie). A part les rendre aveugle on ne voit pas bien quelle incidence bénéfique "les lumières sondagières" auraient sur l’acuité visuelle des médias.
Quant aux vertus supposées des sondages, à mesurer, à évaluer, à qualifier sérieusement des déclarations de sondés c’est une question toujours aussi tabou.
[1] Après le décompte de 99,37% des bulletins de vote, cf. FranceInfo, 15 mai 2023.




